Le Christ est né! Glorifions-le!

A l’honorable clergé, la vénérable communauté monastique et les pieux fidèles de l’Eglise Orthodoxe en Amérique,
Mes Frères bien-aimés et Enfants Bénis dans le Seigneur, Je vous salue tous dans la joie de la très glorieuse Fête de la Nativité de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ! Comme Saint Léo le Grand nous le rappelle dans son sermon sur la Nativité, ”en adorant la naissance de notre Sauveur, nous trouvons que nous célébrons le début de nos propres vies, car la naissance du Christ est la source de la vie pour le peuple Chrétien, et le jour de la naissance de la Tête est le jour de la naissance du Corps”.

En fait, nous nous réjouissons et célébrons en ce grand jour. Cependant, nous ne devons jamais oublier ceux pour qui le séjour sur terre semble moins bien que joyeux—les égarés et ceux qui cherchent, les isolés, les oubliés, les malades et emprisonnés et persécutés, les affamés et assoiffés, et ceux qui comme le Christ Enfant, “n’ont aucun endroit où poser leur têtes”. Si la naissance du Christ est le début et la source de nos vies alors ce n’est pas seulement notre devoir, mais notre honneur sacré de partager la lumière du Christ Nouveau-né avec ceux qui restent “dans la vallée de l’ombre de la mort”, ainsi révélant l’amour que
Dieu si richement et inconditionnellement verse sur tous ceux qui l’acceptent.

Notre Seigneur a proclamé la bonne nouvelle aux pauvres, rendu la vue aux aveugles et guéri toutes sortes d’infirmités. Nous connaissons si bien la pauvreté intellectuelle et l’aveuglement et les infirmités qui remplissent notre monde d’aujourd’hui. Et combien critique est-il d’être constamment rassurés que « avec Dieu, toutes choses sont possibles” (Mt 19:26), précisément parce que “Dieu est avec nous” (Mt 1:23) et nous appelle à devenir “participants dans sa nature divine” (2 Pierre 1:4). Même la moindre apparente expression d’amour et de compassion pour “le moindre de nos frères” (Mt 25:40) rend l’impossible possible, et le mondain aussi miraculeux que la divine naissance que nous célébrons aujourd’hui.

Les anges proclamèrent aux simples bergers: “ Ne tardez pas dans le champ, vous qui gardez les nouveaux-nés du troupeau! Criez fort et chantez des louanges, que le Seigneur Christ est né à Bethléhem”. Ne tardons pas à chanter des louanges à notre Seigneur incarné, non seulement avec nos voix mais aussi avec des actions inconditionnées d’amour et bonté et compassion. Tel est le fruit de la bonne nouvelle proclamée il y a plus de deux mille ans. Et tel est le coeur même de notre commune mission de l’incarner
dans nos coeurs et dans nos vies, et dans les coeurs et vies de ceux qu’il prépare constamment à le rencontrer.

Soyez assurés, je vous prie, de mes prières pour vous tous que Notre Seigneur va non seulement nous équiper dans notre mission commune en tant que Son Corps, mais va faire fructifier nos efforts. Que la bénédiction divine qu’il apporte si libéralement dans le monde reste avec nous tous, maintenant et pendant la nouvelle année à venir.

Dans l’amour du Christ Nouveau-né
+TIKHON
Archevêque de Washington
Métropolite de toute l’Amérique et du Canada

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